Du 16 au 19 avril 2026, l'Olympic Sport Palace de Tbilissi (Géorgie) a été le théâtre de l'une des plus belles pages du judo français en compétition européenne. Face à une Géorgie survoltée à domicile, l'équipe de France a réalisé une performance d'exception aux Championnats d'Europe de judo 2026, avec 12 médailles au total, 2 or, 4 argent, 6 bronze, terminant deuxième nation au classement général.
Chez la Boutique des Arts Martiaux à Toulouse, fière partenaire du Comité 31 et de la Ligue Occitanie de Judo, nous suivons avec passion ces championnats d'Europe qui font vibrer la communauté des judokas. Retour complet sur les exploits tricolores, catégorie par catégorie.
Combien de médailles la France a-t-elle remportées, et dans quelles catégories de poids ?
La France repart de Tbilissi avec 12 médailles au total : 2 titres européens, 4 médailles d'argent et 6 médailles de bronze. C'est un bilan exceptionnel qui place les Bleus au deuxième rang des nations, derrière une Géorgie qui a terminé avec 4 titres sur ses terres. Voici le palmarès complet :
Parlons des deux titres. Commençons par Shirine Boukli en −48 kg. Quel est son palmarès en championnats d'Europe ?
Shirine Boukli a décroché ici son cinquième titre européen consécutif dans la catégorie des moins de 48 kg. En finale, elle a dominé la Russe Sabina Giliazova dans un combat-marathon de plus de 12 minutes, s'imposant finalement aux pénalités. Invaincue en finale continentale depuis son premier sacre en 2020, elle confirme une domination absolue sur sa catégorie et s'installe définitivement dans la légende du judo français.
Et Luka Mkheidze en −60 kg, son titre avait une saveur particulière, non ?
Absolument. Le sacre de Luka Mkheidze dans la catégorie des moins de 60 kg a été le moment le plus fort et le plus émouvant de ces championnats d'Europe. Né à Tbilissi même, c'est dans sa ville natale, là où il a découvert le judo enfant, qu'il a triomphé. En finale, il a dominé le prodige local Giorgi Sardalashvili, tenant du titre et idole du public géorgien avec un ippon magistral. La salle, acquise à l'adversaire, a vécu un moment de judo pur. Un sacre chargé d'une émotion incomparable.
Côté argent, la jeune Melkia Auchecorne en −70 kg a beaucoup fait parler. Qui est-elle ?
Melkia Auchecorne a seulement 20 ans et ces championnats d'Europe en moins de 70 kg représentaient son tout premier grand rendez-vous senior au niveau continental. Et elle a réalisé un parcours d'anthologie. Dès le premier tour, elle a créé l'une des sensations du tournoi en éliminant la Néerlandaise Sanne Van Dijke, médaillée mondiale en titre. Elle a ensuite enchaîné jusqu'en finale, où elle n'a cédé que face à la tenante du titre hongroise Szofi Özbas. Une médaille d'argent qui ressemble à une promesse pour tout le judo français.
Amandine Buchard en −52 kg repart avec l'argent elle aussi. Comment s'est passé son tournoi ?
Amandine Buchard a livré une performance de guerrière. En cours de compétition, elle a contracté des blessures au genou et au coude, mais elle n'a rien lâché pour aller arracher sa demi-finale. En finale, elle a rencontré son adversaire la plus coriace : la numéro 1 mondiale kosovare Distria Krasniqi. Malgré ses blessures, elle s'est battue jusqu'au bout. L'argent dans ces conditions, c'est une médaille qui vaut de l'or moralement.
Manon Deketer en −63 kg et Léa Fontaine en +78 kg complètent le bilan argent. Un mot sur leurs performances ?
Manon Deketer en moins de 63 kg a été la grande sensation de la deuxième journée. Elle a sorti la troisième mondiale Iva Oberan en demi-finale grâce à des techniques d'une précision remarquable, avant de s'incliner face à la championne du monde néerlandaise Joanne Van Lieshout en finale. Un argent qui confirme son rang sur la scène continentale.
Léa Fontaine, elle, a brillé dans la catégorie des plus de 78 kg, une des plus exigeantes du circuit. Son argent conforte sa place de poids lourd incontournable du judo féminin français à l'aube d'un nouveau cycle olympique.
Et les six médailles de bronze ? Quels sont les faits marquants de chaque judoka ?
Walide Khyar (−66 kg) signe sa quatrième médaille européenne individuelle, preuve d'une régularité exemplaire au plus haut niveau.
Sarah-Léonie Cysique (−57 kg), double médaillée olympique, a montré sa capacité de rebond : battue en quarts, elle est passée par les repêchages pour décrocher une cinquième médaille européenne.
Dayyan Boulemtafes (−73 kg), tout juste 20 ans, était à son premier championnat d'Europe senior et repart avec le bronze, la plus belle révélation masculine du tournoi.
Maxime-Gaël Ngayap Hambou (−90 kg), médaillé olympique à Paris, s'est frayé un chemin jusqu'en finale dans une catégorie dominée par les géants géorgiens. Il repart avec le bronze, confirmant son statut de pilier.
Kaïla Issoufi (−78 kg) monte également sur le podium européen, enrichissant un bilan collectif déjà exceptionnel.
Enfin, Romane Dicko (+78 kg) visait un sixième titre historique, mais a connu sa première défaite européenne, surprise en quarts par l'Estonienne Emma-Melis Aktas. Elle a su rebondir avec le bronze, la marque des grandes championnes.
Ces performances des Bleus à Tbilissi nous rappellent chaque jour pourquoi nous aimons ce sport. Chez la Boutique des Arts Martiaux de Toulouse, la boutique n°1 en Occitanie pour les arts martiaux, nous partageons cette passion avec des centaines de judokas de Haute-Garonne et de toute la région.
Partenaire officiel Adidas et Mizuno, les deux marques qui équipent les champions, nous proposons des judogis homologués compétition, des ceintures, sacs, protections et accessoires pour tous les niveaux, du jeune débutant au licencié en ligue régionale.
La Géorgie a terminé première au classement des nations avec 4 titres. Peut-on parler d'une domination géorgienne sur le judo européen ?
La Géorgie a effectivement terminé en tête des nations avec 4 titres, portée par l'énergie d'un public exceptionnel et par des champions comme Lasha Shavdatuashvili en −73 kg ou Lasha Bekauri en −90 kg. Mais il serait excessif de parler de domination. La France a été la seule nation à franchir la barre des 10 médailles, et sa profondeur de banc dans quasiment toutes les catégories de poids reste sans équivalent sur le continent. C'est la Géorgie qui a brillé chez elle, mais c'est la France qui confirme sa place de nation la plus dense du judo européen.
Ces championnats d'Europe 2026 font-ils du bien au judo français à l'approche des prochains grands rendez-vous internationaux ?
Énormément. Le prochain grand rendez-vous est les Championnats du Monde 2026 à Bakou, en Azerbaïdjan. Ces championnats d'Europe valident deux choses essentielles : d'abord, les cadres Boukli, Buchard, Cysique, Ngayap Hambou restent au niveau le plus élevé. Ensuite, la relève est là. Auchecorne, Boulemtafes, Deketer : ces noms vont faire parler d'eux pour les 10 prochaines années. Le judo français a un réservoir de talents comme peu de nations en ont.
Inspiré par ces résultats, on voudrait se mettre au judo à Toulouse. Par où commencer ?
La première étape, c'est de trouver un club affilié à la Fédération Française de Judo dans votre secteur. Le Comité Départemental 31 et la Ligue Occitanie de Judo répertorient tous les clubs de Haute-Garonne et d'Occitanie sur leurs sites respectifs. Une fois inscrit, il vous faudra un judogi adapté à votre morphologie et à votre niveau. C'est exactement là qu'intervient la Boutique des Arts Martiaux de Toulouse : nos conseillers vous guident vers le bon équipement, que vous soyez adulte ou enfant, débutant ou compétiteur.
Quelle est la différence entre un judogi Adidas et un judogi Mizuno ? Lequel choisir ?
Adidas propose des judogis aux coupes modernes, très résistants aux saisies, avec une large gamme du loisir à la compétition homologuée IJF. Mizuno, pionnier historique du judogi, est reconnu pour la qualité de son tissu traditionnel, sa rigidité et sa durabilité exceptionnelle. Les deux marques équipent des champions du monde. En pratique, c'est souvent une question de sensation personnelle sur le tissu et la coupe. Venez les essayer en boutique, c'est la meilleure façon de choisir.
Quel équipement est obligatoire pour un enfant qui débute le judo en club ?
L'indispensable, c'est un judogi à la bonne taille et une ceinture blanche. Selon les clubs et les niveaux, certains peuvent recommander des protège-pieds ou des sous-vêtements adaptés. Pas besoin d'investir lourdement au départ : nous proposons des tenues enfant à prix très accessibles. L'important, c'est que le judogi soit confortable, solide et à la bonne taille pour que l'enfant puisse s'entraîner librement.
Comment suivre les prochains championnats de judo après ces Européens 2026 ?
Les grands événements du circuit judo, Grand Prix, Grand Slam, Championnats du Monde sont diffusés sur RMC Sport et sur la plateforme officielle JudoTV. Le site de la Fédération Française de Judo (ffjudo.com) publie le calendrier complet de la saison. Le prochain grand rendez-vous à ne pas manquer : les Championnats du Monde 2026 à Bakou, où la France sera attendue en force après ces championnats d'Europe réussis.
Un dernier mot sur ce que ces Championnats d'Europe de Judo 2026 nous disent sur l'état du judo français ?
Ces championnats d'Europe à Tbilissi nous disent une chose simple : le judo français se porte très bien. 12 médailles, une profondeur de banc dans presque toutes les catégories de poids, des champions confirmés et une relève brillante qui pointe le bout du nez. La France reste la grande puissance du judo continental, et cette édition 2026 en est la preuve éclatante. À Tbilissi, la France n'a pas seulement gagné des médailles : elle a préparé l'avenir.
À la Boutique des Arts Martiaux de Toulouse, nous accompagnons chaque jour les judokas de Haute-Garonne aux côtés du Comité 31 et de la Ligue Occitanie de Judo. Du débutant au compétiteur confirmé, nous vous aidons à choisir le bon équipement pour progresser et performer sur le tatami. Rendez-nous visite au 143 route de Blagnac pour vous équiper et vivre pleinement votre passion du judo.

